Historique 

« LES AMIS DE L’EGLISE SAINT MAURICE D’USSON D’AUVERGNE »

L’ EGLISE D’USSON

Au XVIe siècle, alors que la Reine Margot y réside, Usson compte deux sanctuaires : la chapelle du château où la reine, malgré sa réputation sulfureuse, assiste à la messe chaque matin, et l’église paroissiale où, le dimanche et les jours de fêtes, elle se mêle aux habitants. Cette église est placée sous le double patronage de saint Maurice, centurion romain converti et martyrisé en Suisse au début du IVe siècle, et de sainte Radegonde, princesse germanique mariée de force au VIe siècle à Clotaire, fils de Clovis. On les retrouve à plusieurs emplacements dans l’édifice, à vous de les découvrir !

Sa construction s’étale sur près de sept siècles, les parties les plus anciennes remontant au début du XIIe siècle.

 Après avoir gravi quelques marches, on pénètre dans l’édifice par un porche à croisée d’ogives bordé de deux bancs de pierre, le « caquetoire », où les villageois ont l’habitude de se réunir pour discuter !

dfdf

Le chœur est flanqué de deux bas-côtés : celui du nord possède un autel dédié à saint Roch et à saint Verny, patron des vignerons, la vigne étant abondante à Usson jusqu’au début du XXe siècle. Ce chœur de style roman, datant du XIIe siècle, présente des voûtes en plein cintre renforcées par des arcs doubleaux et des piliers aux chapiteaux sculptés.Au XIVe siècle, devenue trop exigüe face à l’accroissement de population du village d’Usson, l’église est agrandie à l’ouest par une nef de style gothique, à voûte en arc brisé.

Au-dessus de la croisée du transept s’élevait à l’origine un clocher-peigne, écroulé en 1737 suite à un écartement des voûtes et reconstruit à l’extrémité ouest de l’édifice, au-dessus de la partie gothique et à l’aplomb des remparts.

Des chapelles ont également été ajoutées à l’édifice roman d’origine : construite le long du bas-côté sud au XVIe siècle, la chapelle dite « de la Reine Margot » est caractérisée par sa « voûte Plantagenêt » (voûte sur croisée d’ogive rayonnante), caractéristique du style gothique flamboyant. Cette chapelle possède deux tableaux remarquables : une Résurrection de Lazare sur panneau de bois de la fin du XVe siècle et une Crucifixion de Klaus Manuel Deutsch (1484-1530). Ajoutée au bas-côté sud au XVIIIe siècle, la chapelle Matharel (famille d’origine italienne qui s’imposa à Usson dès le Moyen-âge) est de style rocaille et porte dans des cartouches les noms des membres de la famille inhumés dans la crypte de l’église.

Dans la nef, une chapelle romane, datant de l’origine de l’édifice, abrite un tabernacle du XVIIe siècle à décor polychrome présentant un portrait en pied de sainte Radegonde.

Au XIXe siècle les murs de l’église ont été ornés de peintures imitant les décors et les couleurs vives de l‘époque médiévale, qui sont à rapprocher de ceux réalisés à la même époque dans l’abbatiale Saint Austremoine d’Issoire.

On ne saurait quitter l’église d’Usson sans admirer les autres œuvres d’art présentes : le grand Christ en croix en bois sculpté (XVe siècle), les fonts baptismaux (XIIIe siècle), les vitraux (XIXe siècle), ainsi que les nombreuses statues, dont une belle copie de la Vierge romane Notre-Dame-d’Usson, dont l’original est aujourd’hui conservé au Musée d’Art Roger Quillot de Clermont-Ferrand.

HAUT