LES TRAVAUX

« LES AMIS DE L’EGLISE SAINT MAURICE D’USSON D’AUVERGNE »

Introduction

Suite à la réalisation en 2002 d’une étude préalable à la restauration de l’église Saint Maurice d’Usson, débouchant sur la réfection des toitures du corps principal en 2008, il convient maintenant de poursuivre cette restauration et d’effectuer les travaux de réparation du clocher, du cœur et de la chapelle servant de sacristie pour les parties structurelles, mais également de restaurer les décors peints et le mobilier concerné. Ainsi, le conseil municipal d’Usson a décidé de lancer les études complémentaires préalables aux travaux. Elles seront réalisées sur la fin de l’année 2018 et l’année 2019 pour un coût d’environ 30 000 € HT

La tour clocher, présente de larges fissures traversantes révélatrices d’importants problèmes structurels qu’il convient encore d’étudier afin de les résoudre de manière adéquate. Une étude complémentaire va ainsi être menée sur la fin de l’année 2018 et le début de l’année 2019 visant à identifier les éventuels mouvements du bâtiment. En effet, si les fissures apparentes sont anciennes (on les observe déjà sur des clichés de la fin du XIXe siècle), elles nécessitent une bonne compréhension de la structure du bâtiment afin d’être traitées dans les règles de l‘art.

De même, le beffroi demande une intervention consistant à changer les pièces de bois abîmées et à être désolidarisé des maçonneries afin de ne plus transmette directement au bâtiment les vibrations générées par le timbre des cloches.

Enfin, la charpente et la couverture du clocher ont également besoin d’être refaites en totalité.

Il est prévu de débuter les travaux à la fin de l’année 2019. Une première estimation datant de 2014 situe le coût de l’opération aux alentours de 370 000 € HT.

Le mur extérieur formant le fond du chœur de l’église laisse de même entrevoir une problématique structurelle. On peut y observer sur les côtés du chœur des fissures en forme d’arrachement. Ces fissures qui se retrouvent également dans les alcôves situées de part et d’autre du cœur, laissent entrevoir un possible basculement du mur vers l’extérieur du bâtiment.

Il convient donc de mener sur l’année 2019 une étude approfondie. La pose de sondes et des études de sol permettront d’analyser les mouvements et les déformations subies par cette partie du bâtiment. Les résultats de l’étude apporteront un diagnostic précis, à même de déterminer le choix des techniques de restauration à mettre en œuvre.

Après la réfection du clocher, les travaux sur la structure du chœur feront l’objet d’une tranche supplémentaire.

La chapelle de style gothique flamboyant, servant actuellement de sacristie, présente également des dégradations très préoccupantes. En effet, un des piliers soutenant la voûte, ayant reçu les eaux pluviales des toitures du corps principal de l’église durant des siècles, pâtit d’un déchaussement de sa base. Cet état de fait a provoqué un mouvement du pilier engendrant de nombreuses fissures sur la voute.

Aujourd’hui, on observe sur les arcs de la voute un écartement de certains claveaux et un début de désolidarisation de la clé de voute au monogramme de Marguerite de Valois (dite la Reine Margot, restée consignée à Usson durant 19 ans, entre 1586 et 1605, sur ordre de son mari Henri IV).

Si les eaux pluviales ont été détournées lors de la réfection des toitures en 2008, il convient maintenant de renforcer ce pilier et de stabiliser la structure de cette chapelle.

Ces travaux seront menés concomitamment aux travaux de restauration du mur constituant le fond du chœur.

Un volet de l’étude prévue sur 2019 sera consacré aux décors peints. De précédents sondages, réalisés en 2003, ont révélés la présence de décors datant des XVIe et XVIIe siècles, très empreints d’esthétique médiévale, relativement bien conservés sous les couches plus récentes. Il convient maintenant de compléter cette étude en pratiquant de nouveaux sondages qui permettront de définir la stratégie de restauration des décors peints de l’église Saint Maurice : faire ressortir les décors des XVIe et XVIIe siècles ou restaurer les décors actuels du XIXe siècle.

En vue de la restauration des décors, il sera également nécessaire de pratiquer des analyses de pigments et d’étudier les techniques utilisées.

La restauration de l’intérieur et des décors peints constituera la dernière tranche de travaux conjointement à la restauration du mobilier nécessitant une intervention pour sa préservation (traitement des bois, nettoyage des tableaux…).

HAUT